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  • : Thierry Charpentier - Photographe et Créateur d'image
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De retour du Sénégal j'ai voulu vous faire partager toutes ces émotions visuelles qui ont marqué mon voyage. Par ce reportage j'ai voulu rendre hommage à l'extrême gentillesse de cette population sénégalaise, à sa simplicité, son sens de l'accueil et du partage.
En dehors des sentiers battus touristiques, en rentrant au cœur des villages perdus en pleine brousse, j'ai voulu donner à ce reportage une vision la plus proche possible d'une réalité qui mêle le manquement de tout, la générosité, l'entraide, la débrouille, le sens de la fête, de la famille et qui nous donne une sacrée leçon de vie. Ces regards lumineux, paisibles, interrogatifs, curieux, joyeux, ces fantastiques paysages de brousse, le contact avec cette population si touchante, toutes ces images resteront gravées dans mon esprit. Bonne visite. Je précise que toutes ces photos sont disponibles en haute définition.

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Visite d'une école et de plusieurs villages.
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Les
femmes pilent le mil au cœur du village où se côtoient toutes les générations.
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A l'intérieur d'une case
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Toujours en pleine brousse, échange de regards.
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Un puits aux abords d'une piste. Ce sont les femmes qui transportent l'eau sur leur tête et les bouses de vache qui serviront de combustible pour faire la cuisine.
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Mélange de paysages désertiques et d'étendues de baobabs.
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Un palmier à 4 branches!
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Colossal baobab!
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Les pêcheurs sénégalais. Le poisson et le riz sont les aliments de base au Sénégal.
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Arrivée des pêcheurs à M'Bour
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Les poissons, requins marteaux, rasquasses et coquillages sont mis à même le sol et conservés dans le sable.
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Leurs pirogues.
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Lézard, varan, aigrettes, hérons, pélicans...
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Coucher de soleil sur la baie de Saly
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La nuit est tombée, le feu est allumé... la fête peut débuter
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L'Ile de Gorée

Située au large de Dakar (voir photo ci-dessous) c'est un lieu chargé de la mémoire de la traite des esclaves en Afrique, il est distingué à ce titre par l'UNESCO.

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L'histoire de l'île de Gorée n'est guère idyllique. Découverte en 1444 par des marins portugais, la marine hollandaise s'en saisit en 1588.

Le 1er novembre 1677, le vice-amiral d'Estrées s'en empara pour le compte du roi de France.

Le chevalier de Boufflers, gouverneur du Sénégal, qui n'aimait guère Saint-Louis transféra sa résidence à Gorée en 1785.

L'île fut par la suite occupée par les Anglais avant d'être restituée à la France en 1817.

L'île de Gorée présentait bien des avantages aux marins : mouillage sûr, proximité d'un continent avec lequel s'ouvraient de grandes possibilités de commerce et facilités de défense du lieu. Autant de raisons pour que les puissances européennes se la soient disputée.

Sa prospérité fut liée au commerce dont celui des esclaves qui fut un des fondements de l'organisation économique des colonies d'Amérique.

La traite des esclaves vers les Amériques s'étendit sur trois siècles sur les côtes africaines (Gambie, Sénégal, Bénin, Ghana...). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique depuis l'actuel Sénégal furent Saint-Louis, Rufisque, Saly-Portudal, Ziguinchor, Karabane et, dans une bien moindre mesure, Gorée.

Sur l'île, l'ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin, connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique car les déportations depuis Gorée furent très minoritaires en comparaison des autres centres de la côte ouest africaine ou bien de la Côte des Esclaves (Bénin). Néanmoins le nom de Gorée reste étroitement attaché à cette période tragique.

L'abolition de la traite au début du XIXe siècle puis de l'esclavage en 1848 sonnèrent le glas des espérances de l'île.

C'est au niveau du bâtiment rouge (La Maison des esclaves située à droite sur la photo) que les esclaves embarquaient pour un voyage... sans retour. 

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Voici la porte de l'enfer par où les esclaves embarquaient. Ceux qui étaient récalcitrants ou malades étaient balancés aux requins.

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Voici la sculpture offerte par Lucette Michaux-Chevry, sénateur de la Guadeloupe symbolisant l'abolition de l'esclavage.
Ci-dessous la cour de la Maison des esclaves où étaient présentés à l'acheteur qui se situait à l'étage supérieur, puis sélectionnés sur des critères physiques femmes, enfants et hommes destinés à la traite négrière puis à l'esclavage.
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Les familles étaient séparées à leur arrivée et les femmes, les enfants et les hommes avaient leurs cellules respectives
(ici la cellule des femmes) dans lesquelles ils étaient entassés à la limite du supportable et avaient droit à une sortie par jour pour leur satisfaire leurs besoins. Les conditions d'hygiène étaient tellement déplorables que Gorée fut l'un des foyers où la Peste est apparue.
L'atmosphère attachante de cette île sans voitures ni bicyclettes, les tons pastels de ses façades, les bougainvilliers qui explosent à chaque coin de rue, son climat agréable... tout ceci redonne du baume au cœur... et la vie continue!
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Des jeunes filles, issues d'une école privée viennent se raffraîchir... et ainsi va la vie.

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