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  • : Thierry Charpentier - Photographe et Créateur d'image
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A l'occasion des Portes ouvertes des 24 et 25 mai 2014, j'ai pu visiter Les Frigos de Paris et au delà de la simple visite des 87 ateliers j'ai découvert l'histoire des frigos.

A l'occasion des Portes ouvertes des 24 et 25 mai 2014, j'ai pu visiter Les Frigos de Paris et au delà de la simple visite des 87 ateliers j'ai découvert l'histoire des frigos.

La véritable histoire des Frigos commence juste après 14-18. Nous sommes rive gauche, à la hauteur du Pont de Tolbiac. En face, de l'autre côté du fleuve s'étendent les entrepôts de Bercy.

La véritable histoire des Frigos commence juste après 14-18. Nous sommes rive gauche, à la hauteur du Pont de Tolbiac. En face, de l'autre côté du fleuve s'étendent les entrepôts de Bercy.

 Paris se réveille de la grande guerre et il est temps d'approvisionner les Halles en produits frais. La Compagnie Ferroviaire de Paris-Orléans entreprend la construction des "Frigos".

Paris se réveille de la grande guerre et il est temps d'approvisionner les Halles en produits frais. La Compagnie Ferroviaire de Paris-Orléans entreprend la construction des "Frigos".

 La gare Frigorifique de Paris-Ivry voit ainsi le jour en 1921. Du temps de sa splendeur, les trains s'engouffraient dans le corps du bâtiment.

La gare Frigorifique de Paris-Ivry voit ainsi le jour en 1921. Du temps de sa splendeur, les trains s'engouffraient dans le corps du bâtiment.

Les nombreuses tuyauteries, rongées par la rouille, qui courent le long des couloirs, témoignent que l'on se trouvait alors au cœur d'un réfrigérateur géant.

Les nombreuses tuyauteries, rongées par la rouille, qui courent le long des couloirs, témoignent que l'on se trouvait alors au cœur d'un réfrigérateur géant.

Des machines produisaient de la glace. Des rails fixés aux plafonds prenaient le relais des voies ferrées pour transporter des véritables téléphériques de denrées.

Des machines produisaient de la glace. Des rails fixés aux plafonds prenaient le relais des voies ferrées pour transporter des véritables téléphériques de denrées.

Non loin, l'implantation des Grands Moulins près du terminal ferroviaire accueillant les convois de denrées alimentaires conférait au quartier une vocation nourricière.

Non loin, l'implantation des Grands Moulins près du terminal ferroviaire accueillant les convois de denrées alimentaires conférait au quartier une vocation nourricière.

 A la fin des années soixante, la disparition des Halles de Paris et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques qui, dès lors, sont quasiment laissés à l'abandon durant une quinzaine d'années.

A la fin des années soixante, la disparition des Halles de Paris et l'ouverture du marché de Rungis entraînent l'arrêt de l'activité des entrepôts frigorifiques qui, dès lors, sont quasiment laissés à l'abandon durant une quinzaine d'années.

La SNCF, propriétaire des lieux depuis 1945, autorisa la location d'un premier lot de quinze "surfaces" en 1980. Dès lors, toute une population d'artistes investit cette friche industrielle. Pourtant, dans un bâtiment en partie muré, squatté, en tout cas sinistré, il fallait une bonne dose d'optimisme pour y installer, même en toute légalité, son atelier. le-chateau-d-eauEn 1985, une agence de gestion immobilière proposa à la SNCF de gérer ce patrimoine, alors destiné à une probable démolition.

La SNCF, propriétaire des lieux depuis 1945, autorisa la location d'un premier lot de quinze "surfaces" en 1980. Dès lors, toute une population d'artistes investit cette friche industrielle. Pourtant, dans un bâtiment en partie muré, squatté, en tout cas sinistré, il fallait une bonne dose d'optimisme pour y installer, même en toute légalité, son atelier. le-chateau-d-eauEn 1985, une agence de gestion immobilière proposa à la SNCF de gérer ce patrimoine, alors destiné à une probable démolition.

La respectable institution, dont la vocation n'est pas de louer des ateliers, accepta. Une couche de peinture anéantit une première génération de "graph'", nés dans la nuit des années de purgatoire. Les premières œuvres de Ben, de Ménager et de beaucoup d'autres disparurent ainsi. Les locaux disponibles trouvèrent preneurs en l'espace de quelques jours. Et comme par hasard, ces locataires se trouvèrent être des artistes... Lesquels en fait de bail signèrent une convention de location précaire.

La respectable institution, dont la vocation n'est pas de louer des ateliers, accepta. Une couche de peinture anéantit une première génération de "graph'", nés dans la nuit des années de purgatoire. Les premières œuvres de Ben, de Ménager et de beaucoup d'autres disparurent ainsi. Les locaux disponibles trouvèrent preneurs en l'espace de quelques jours. Et comme par hasard, ces locataires se trouvèrent être des artistes... Lesquels en fait de bail signèrent une convention de location précaire.

Ainsi, de ce lieu isolé, apparemment en perdition, naquit un village peuplé de créateurs et d'entrepreneurs. Mais avant de pouvoir s'installer dans les lieux, les nouveaux occupants durent s'atteler à une rude tâche : transformer ces locaux vétustes en ateliers opérationnels. Les qualités particulières de la construction apparurent alors.

Ainsi, de ce lieu isolé, apparemment en perdition, naquit un village peuplé de créateurs et d'entrepreneurs. Mais avant de pouvoir s'installer dans les lieux, les nouveaux occupants durent s'atteler à une rude tâche : transformer ces locaux vétustes en ateliers opérationnels. Les qualités particulières de la construction apparurent alors.

Du béton armé, des briques noires, du liège, encore des briques, encore du liège, encore du béton... Les murs, d'une épaisseur de soixante-dix centimètres environ, offraient une très bonne isolation phonique et thermique.

Du béton armé, des briques noires, du liège, encore des briques, encore du liège, encore du béton... Les murs, d'une épaisseur de soixante-dix centimètres environ, offraient une très bonne isolation phonique et thermique.

Des fenêtres furent percées, des cloisons aménagées... Il fallut installer l'eau, l'électricité, les équipements sanitaires, le chauffage, la ventilation... Attaquer les sols au marteau-piqueur pour faire passer une canalisation relevait de l'exploit. Les planchers, formés de dalles assemblées par des joints en liège, peuvent supporter une charge de sept tonnes par mètre carré !...

Des fenêtres furent percées, des cloisons aménagées... Il fallut installer l'eau, l'électricité, les équipements sanitaires, le chauffage, la ventilation... Attaquer les sols au marteau-piqueur pour faire passer une canalisation relevait de l'exploit. Les planchers, formés de dalles assemblées par des joints en liège, peuvent supporter une charge de sept tonnes par mètre carré !...

Ceux qui envisagent encore de détruire "le quai" mesureront ainsi l'ampleur de la tâche qui les attendrait alors... Plusieurs mois de travaux, des tonnes de gravats charriés dans des centaines de bennes, des milliers d'heures de travail fournies - et le temps, pour chacun, de faire connaissance avec ses voisin - ont engendré une véritable métamorphose de cet édifice.

Ceux qui envisagent encore de détruire "le quai" mesureront ainsi l'ampleur de la tâche qui les attendrait alors... Plusieurs mois de travaux, des tonnes de gravats charriés dans des centaines de bennes, des milliers d'heures de travail fournies - et le temps, pour chacun, de faire connaissance avec ses voisin - ont engendré une véritable métamorphose de cet édifice.

Une nouvelle vie commençait pour le 91 quai de la Gare. Pour les Frigos. (source http://les-frigos.com/) - Crédit Photos : ©Thierry Charpentier

Une nouvelle vie commençait pour le 91 quai de la Gare. Pour les Frigos. (source http://les-frigos.com/) - Crédit Photos : ©Thierry Charpentier

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Published by Thierry Charpentier - dans Les Frigos de Paris Photos de Tags